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Triste anniversaire en Guinée: Il ya un an, l'armée prenait le pouvoir

par Afrique Actu 28 Septembre 2010, 17:30 Analyses & opinions

Dadis_Camara_portrait.jpgVoici un an, la Guinée plongeait dans la violence au stade de Conakry. Au moins 150 opposants à la junte ont été tués selon les Nations Unies alors qu’ils manifestaient contre un maintien au pouvoir du Chef de ladite junte. Les militaires ont subi en Guinée comme à l’étranger une forte pression pour remettre le pouvoir, ce qui a abouti à l’organisation d’une journée ville morte dans le pays .

Les Guinéens marquent aujourd’hui le premier anniversaire de la sanglante répression d’une manifestation des opposants politiques au stade du 28 septembre de Conakry. La plupart des Guinéens qui avaient soutenu le CNDD et son chef, le Capitaine Moussa Dadis Camara, se disent déçus. Déception aussi chez Lansana Bea Diallo, ancien Boxeur professionnel qui s’est reconverti en homme politique.

Human Rights Watch estime que l’ordre de tirer sur les manifestants rassemblés au stade de Conakry a été donné par des personnalités de la junte au pouvoir, dont son chef le Capitaine Dadis Camara, qui est actuellement au Burkina Faso. HRWa fonde ses allégations sur des témoignages recueillis par ses enquêteurs en Guinée entre le 12 et le 22 octobre. L’organisation de défense des droits humains cite même nommément des personnalités de la junte comme responsables du massacre.

Human Rights Watch estime que le massacre du 28 septembre dans le stade de Conakry constituait «vraisemblablement un crime contre l’humanité». Plus de 150 personnes ont été tuées selon les nations unies et un millier de blessés ont été recensés.

Les trois enquêteurs en chef désignés par le secrétaire général de l’Onu se sont rendus en Guinée. La commission d’enquête a pour mandat essentiel de recueillir des témoignages et surtout examiner d’où est parti l’ordre de tirer sur des manifestants regroupé le 28 septembre au sein du stade de Conakry. C’est dans ce contexte qu’est intervenue une déclaration du ministre de la communication de la Guinée, indiquant que les anciens Premiers ministres seraient exclus de la course pour la présidentielle.

Aucun des militaires guinéens présumés responsables de ces exactions n’a jamais été inquiété par la justice, selon un rapport d’enquête de la FIDH. Revenat sur les violences – arrestations, exécutions de soldats – qui ont étayé la chasse à Aboubacar Toumba Diakité, qui a reconnu avoir tiré sur Dadis Camara, le chef de la junte, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme parle notamment d’arrestations arbitraires, de torture et d’actes de vengeance de la part de la garde présidentielle, bref de «fuite en avant».

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