SEM Abdou DIOUF Sec. Gen. O.I.F.
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Julia, de l'équipe de Akody
Monsieur Aimé CESAIRE
Samba Pam
Abdou Diouf à Lyon
Dj Päco de la radio mauritanienne
Le petit cireur de chaussures de Nouakchott
Le Tata Sénégalais de Chasselay
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Malaïka Mama Afrika
Pour Omar Bongo
«L'Afrique sans la France, c'est la voiture sans le chauffeur. La France sans l'Afrique, c'est une voiture sans carburant ».
Les années de pouvoir
Après l'indépendance en 1960 il fut
vice-président et bras-droit de Léon Mba, avant de lui succéder après sa mort en 1967. En 1968, il fonde le Parti démocratique gabonais, socle du monopartisme jusqu'en 1990. Franc-maçon depuis
1965, il se fait baptiser catholique pour obtenir une audience avec Paul VI, se convertit en 1973 à l'islam et devient El Hadj Omar Bongo. Pour certains, cette conversion n'est qu'un moyen de se
faire bien voir des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, en majorité musulmans, le Gabon étant producteur de pétrole. En 1990, Bongo est poussé à organiser une conférence
nationale à l'issue de laquelle il accepte la restauration du multipartisme. Il ajoute le nom de son père au sien et devient donc en 2004 Omar Bongo Ondimba.
Omar Bongo Ondimba, durant toute sa présidence (42 ans), dirige le pays de façon très directe, monopartisme ou multipartisme important peu.
Omar Bongo Ondimba a été réélu le 27 novembre 2005 avec 79,18 % des suffrages selon les résultats officiels. L’opposition, avec à sa tête Pierre Mamboundou, a dénoncé des fraudes massives constatées lors du scrutin.
Le 14 mars 2009, Édith Sassou Nguesso, première dame du Gabon, épouse d'Omar Bongo Ondimba et fille aînée de Denis Sassou Nguesso, décède à Rabat au Maroc, à l'âge de 44 ans des suites d'une longue maladie. Elle n'était pas apparue au Gabon depuis près de trois ans. Mère de deux enfants (Omar Denis Junior Bongo Ondimba et Yacine Bongo Ondimba) et docteur-pédiatre de formation, elle était fortement impliquée dans la lutte contre le SIDA avec la création en 2003 de l'Organisation des Premières Dames d'Afrique contre le SIDA (OPDAS). Son décès rend Omar Bongo Ondimba veuf, à l'âge de 73 ans.
La fin d’une époque
Depuis le 11 mai 2009, le président gabonais était hospitalisé dans un état grave mais stationnaire en Espagne, et non en France, sans doute du fait de l'affaire dite des biens mal acquis. Omar Bongo faisait simplement un bilan de santé, selon la source officielle gabonaise, mais il était atteint d'un cancer de la prostate. Le Conseil national de la Communication gabonais s'était alors indigné du traitement de l'information par les médias français «en diffusant des informations non officielles et alarmistes», des démentis repris par le Premier ministre français François Fillon suite a une annonce du site Internet du magazine Le Point a annoncé son décès, mais le gouvernement gabonais avait alors démenti l'information et convoqué l'ambassadeur de France Jean-Didier Roisin.
Le 8 juin 2009, sa mort est officiellement confirmée à 14 h 30 par le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong dans une déclaration écrite.
Relations France-Afrique
Installé par Jacques Foccart, secrétaire
général de l'Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974 il s'est lié d'amitié avec de nombreux dirigeants français, de tous bords, et a été reçu à l'Elysée par Georges Pompidou,
Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac.
Nicolas Sarkozy l'a rencontré à l'occasion de la campagne présidentielle, selon Omar Bongo afin de recueillir les bons conseils d'un homme d'expérience. Omar Bongo a aussi rencontré François Bayrou ainsi que Jean-Marie Le Pen.
À peine élu, le 7 mai 2007, Nicolas Sarkozy l'a appelé pour le remercier de «ses bons conseils», puis l'a recu à l'Elysée et a ordonné à tout son gouvernement de passer saluer le doyen des «amis de la France». Deux mois plus tard, l'amitié entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo se confirme, puisque c'est Libreville que le président français choisit pour clore sa première tournée africaine, le 27 juillet 2007. Il n'arrive pas les mains vides, puisqu'il a obtenu, la semaine précédente, un accord jamais vu du Club de Paris qui allège d'au moins 15% la dette gabonaise.
Le Gabon est militairement lié à la France par des accords de défense aux clauses secrètes; cette dernière y stationne par ailleurs en permanence plusieurs centaines de soldats d'élite.
Allégations de corruption
Au cours des années 1998-1999, le
Sénat américain a enquêté sur les avoirs placés aux Etats-Unis par le président gabonais. Son rapport révèle que le montant des avoirs d'Omar Bongo, placés sur ses différents comptes bancaires à
la Citibank, à New York, de 1985 à 1997, serait d'environ 130 millions de dollars. L'argent de ces comptes qui provenaient de revenus pétroliers aurait permis de financer la campagne électorale
de 1993 du président Bongo, alors candidat à sa propre succession à la tête de l'Etat gabonais.
Selon un article du New York Times du 9 novembre 2005, il aurait versé 9 millions de dollars US en 2003 sur le compte d'une compagnie de Jack Abramoff, un lobbyiste américain, afin que celui-ci lui arrange un entretien avec le président des États-Unis George W. Bush.
En janvier 2008, le journal Le Monde révèle la liste des biens mal acquis supposés en France du président gabonais et de sa famille ... plus de 33 appartements et hôtels particuliers équivalent à plus de 150 millions d'euros. Ces informations sont issues de l'enquête de la police française qui faisait suite à la plainte déposée en mars 2007 par trois associations françaises (Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora) pour recel de détournements de fonds publics.
Le 13 février 2009, Omar Bongo Ondimba voit certains des comptes bancaires qu'il détient en France saisis par la justice française, conformément à une décision de la cour d'appel de Bordeaux.
Le 30 mars 2009, ouverture d'une enquête sur des comptes qui appartiendraient à Édith Bongo, épouse d'Omar Bongo et fille de Denis Sassou Nguesso, décédée le 14 mars 2009, soupçonnée d'avoir servi de prête-nom à Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso auprès de plusieurs établissements bancaires, afin de dissimuler des capitaux provenant de détournements de fonds publics.