Présentation

L'Afrique chez vous

SEM Abdou DIOUF Sec. Gen. O.I.F.
++++++++++++++++++++++++++++++++
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
Julia, de l'équipe de Akody
*********************************Monsieur Aimé CESAIRE
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
Samba Pam
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
Abdou Diouf à Lyon
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

Dj Päco de la radio mauritanienne
**********************************************
Le petit cireur de chaussures de Nouakchott
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

Le Tata Sénégalais de Chasselay
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°Malaïka Mama Afrika
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Escapade poétique

africanwoman2.jpg

Texte Libre


Lundi 8 juin 2009
Après d'âpres négociations, la classe politique mauritanienne a trouvé mardi dernier un modus vivendi à Dakar : la présidentielle aura lieu le 18 juillet 2009 et tout le monde y prendra part; en attendant, un gouvernement de transition sera mis en place.

Avec la signature de cet accord, le Sénégal vient de frapper un grand coup. Et Wade doit être en train de boire du petit lait, lui qui est parvenu in extremis à ce protocole.

Gorgui a, en effet, des raisons d'être satisfait surtout que lors des tractations, rien n'incitait à l'optimisme tant les positions des uns et des autres étaient bien tranchées. Cet accord est donc une belle victoire pour la diplomatie sénégalaise. Et Me Abdoulaye Wade qui n'est jamais à court de médiations peut en tirer une légitime fierté.

Les politiciens mauritaniens se sont donc parlé et se sont entendus. Maintenant, après le flonflon, qu'est-ce qui va changer à Nouakchott? Rien ou, du moins, pas grand-chose. En effet, comme avant le début des négociations, le général putschiste, Mohamed Ould Abdel Aziz, est toujours candidat à la présidentielle.

Pourtant, des mois durant, l'opposition s'est mobilisée contre et en avait fait une de ses revendications matricielles. Sur ce point précis, le constat est implacable, les anti putschistes ont carrément abdiqué face à la boulimie de pouvoir du général.

En contrepartie, Mohamed Ould Abdel Aziz n'a concédé que le report de quelques semaines du scrutin présidentiel (18 juillet au lieu du 6 juin) et la formation d'un gouvernement de transition. Deux concessions qui peuvent sembler importantes mais qui, en réalité, sont des coquilles vides car très insuffisantes pour la crédibilité et l'équité du vote à venir.

En soupesant d'ailleurs les concessions des uns et des autres, force est de constater que le général putschiste sort grand vainqueur des tractations de Dakar. On se demande alors ce qui a bien pu mettre tout le monde d'accord au pays de la Teranga. On a beau chercher, on ne trouve rien de solide.

En effet, ni le différé de 42 jours de la présidentielle, ni les strapontins ministériels ne sont des motifs valides de cette abdication de l'opposition. Et ce gouvernement de transition ne l'est que de nom, car en un mois on ne sait pas ce qu'il peut produire de bon.

Les ministres n'auront même pas le temps de s'asseoir dans leur fauteuil que leur mandat sera déjà terminé. De plus, chaque détenteur d'un maroquin sera plus préoccupé de préparer et de battre la campagne électorale que de gérer son département. C'est dire que durant tout un mois, le pays sera géré en «lâche-guidon».

Le plus rageant dans tout ça, c'est que le général a même bon dos de montrer qu'il est conciliant en acceptant le report de l'élection. De plus, la participation de toute l'opposition ne fait qu'avaliser et crédibiliser l'élection présidentielle, que Mohamed Ould Abdel Aziz devrait remporter sans coup férir.

On est alors en droit de s'interroger si l'opposition ne s'est pas fait piéger à Dakar. De toute façon, cet accord reconnaît la légitimité du général qui passe ainsi une couche de vernis démocratique sur un pouvoir qu'il a pris de force et qu'il entend garder contre vents et marées. C'est la raison pour laquelle il fallait le laisser accomplir sa forfaiture jusqu'au bout.

C'est toujours comme ça en Afrique, et les exemples sont légion, on vient au pouvoir par un coup d'Etat puis on organise un semblant d'élection et, malgré son impopularité, on est élu démocratiquement avec un score stalinien. Si le ridicule tuait...

Par Bacary Goudiaby - Publié dans : Analyses & opinions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés