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Halte aux dérives

par Akodien 13 Août 2008, 16:49 Opinions

Au PDS nous sommes tous frères. Frère dans le parti, frères qui cheminons ensemble pour atteindre les mêmes objectifs; toutefois au nom de cette fraternité si mon frère s'égare je suis tenu de l'interpeller et de le ramener dans le droit chemin.

D'une manière générale je pense que certaines personnalités de notre pays ne prennent pas pour quelque chose de sérieux la gestion des affaires de l'État, ils s'amusent et se livrent en permanence à des querelles de positionnement qu'on arrive pas à qualifier. Et cela sous le regard de Son Excellence Maitre Abdoulaye Wade qu'on a soutenu et que nous continuons de soutenir.
Toutefois nos convictions profondes et nos principes ne nous permettent pas d'adhérer à certains de ses choix.

Premierement le choix des hommes; depuis un certain temps la médiocrité s'accentue dans les rangs de nos dites élites à qui l'on confient de grandes responsabilités de l'État.
De Farba Senghor à mamadou Lamine Massaly pour ne citer que ces deux une remise en question est nécessaire.

A l'heure où nos pays sont frappés de plein fouet par la flambée des prix des produits alimentaires, ces laudateurs du président nous amusent à travers les médias et tentent en vain de divertir un peuple qui crie faim du fait de la rareté des denrées alimentaires. Rappelons juste qu'au Sénégal les prix des produits importés ont beaucoup augmenté (+41% pour le lait en poudre,+48,5% pour le riz et,+ 17% pour la baguette de pain par rapport à 2006), c'est pour montrer qu'au Sénégal, les prix des produits ayant fortement augmenté représentent plus de 50% des dépenses alimentaires; lesquelles représentent plus de 50% du budget des ménages, c'est pourquoi nous assistons à de forts impacts négatifs sur les consommateurs, les ressources financières étant faibles la sortie de crise sera difficile car nous ne disposons pas de possibilités d'autoconsommation, à cela s'ajoute les prix de l'essence et du gaz qui ne cessent de croitre.

Je rappelle à nos autorités que le peuple les jugera quant à leur efficience face à ces difficultés qui nécessite une réelle stratégie d'approche dans l'immédiat et pour le long terme.

Le conflit pouvoir-presse privée ne peut vous servir de bouc émissaire, ni la condamnation des assises nationales .

Pas même les querelles de frères de parti, qui doivent se régler au sein du parti et pas avec les institutions de l'État.

Seulement au Sénégal le ridicule ne tue pas , tel un électron libre Farba senghor se permet de menacer en public la presse et les directeurs de société on est tenté de se demander si nous sommes dans une république démocratique, il est de notre devoir de dénoncer ces dérives autocratiques qui vont à l'encontre des règles élémentaires de toute démocratie qui se respecte, en tant que libéral je m'insurge contre de tels actes indignes d'un représentant de la république.

En ce qui nous concerne ces débats stériles que ces dites élites agitent ne nous interpellent aucunement. Nous voulons que les personnes qui ont les responsabilités de l'État trouvent des solutions pour améliorer le pouvoir d'achat de la population, que le train de vie de l'État soit réduit, car il faut des efforts de haut en bas pour que nos États puissent s'en sortir, en vrai que nos autorités fassent de l'intérêt des sénégalais une priorité.

Deuxièmement la question de la génération dite concret nous interpelle encore une fois. Le 3 Août 2007 nous avions tenu une conférence de presse au café de rome et nous avions affirmé: « qu'il ne peut y avoir de dualité entre le PDS et un quelconque mouvement». Qu'est ce que cette génération et quels sont ses objectifs?

A ces deux questions j'essaie de comprendre: si être concret c'est travailler pour le bien-être des sénégalais en répondant à leurs aspirations je dis tant mieux, mais force est de constater que ce type d'hommes est une minorité dans les rangs de nos autorités, autrement dit je veux dire que la majorité de nos responsables politiques transhumants inclus sont soucieux de leurs intérêts personnels plutôt que de l'intérêt général.

Il faudrait donc concevoir amèrement qu'au Sénégal, pour réussir en politique, mieux vaut se trouver dans l'entourage du président, qui distribue faveurs et distinctions, raison pour laquelle bon nombres de nos autorités même-s'ils ne sont pas d'accord avec certaines décisions ou visions sur des situations précises, ces derniers font profils bas . Quant à la génération dite du concret , si on y est pas, mieux vaut se taire, car le caprice d'un des tenants du mouvement peut changer une destinée, en attendant ces autorités se résignent à vivre selon leur place fastueusement confortable.

Retenons simplement une chose, en république, les places devraient s'acquérir par le travail, le mérite, mais pas par l'héritage. Et Beaumarchais disait: «il ne suffit pas de se donner la peine de naitre».

Si les objectifs de ce mouvement consiste à contribuer à l'émergence du pays et son développement à tous les niveaux nous leur disons encore une fois que c'est bien, mais si cela est une ruse pour s'accaparer de l'état et du pouvoir notre pays risque gros car les enjeux dépassent de loin le cadre national.


Ibrahima Mbodji
Secrétaire Général Ujtl Section de Lyon

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