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Carnet de voyage

par Akodien 19 Juin 2008, 19:24 Nouvelles du jour

Les lumières du loin souriaient à l’oiseau de fer dont les ailes déployées s’ouvraient comme un bébé qui tend ses bras à sa mère. Bienvenue à Dakar.

La nuit dakaroise chaude dans un fond atmosphérique lourd d’humidité accueille chaleureux les passagers impatients de fouler le sol ancestralement téranga.

Ce premier point de contact avec l’étranger qui entre dans le pays témoigne des grands travaux qui font la fierté des maîtres du pays. On est tout de suite exaspéré par une foultitude de sollicitations d’agents qui proposent leurs services pas nécessairement indispensables.

On embrasse, derniers manifestations d’expatriés qui comme pour renouveler une alliance, les camarades rencontrés au cours du trajet. Camaraderie rendu évidente par une nostalgie mêlée à un regret de quitter un pays d’exil.

Le trajet qui vous s’étend de la « porte de l’Afrique » à votre destination vous permet d’apprécier un peu plus les infrastructures dont les populations locales apprécient diversement l’impact sur leur vie de tous les jours.

La capitale sort de ses entrailles des autoroutes, des voies de dégagements, des corniches rapides qui comme pour rattraper un certain retard traversent des quartiers plongés dans l’obscurité (garawoul, vous dit-on), c’est juste un « petit délestage ».

La chaleur des gens du pays fait remonter le mercure déjà bien élevé.

On vous salue, même si on ne  vous connaît pas, on vous demande des nouvelles de ceux que vous avez laissé en Europe, on commente les dernières décisions prises contre l’immigration clandestine en Europe, on projette des plans pour redynamiser les relations séculaires entre l’Europe et l’Afrique. On apprécie diversement la présence asiatique, notamment chinoise dans le pays.

Les murs de la capitale livrent le reliquat des dernières confrontations politiques, d’autres nous donnent les tendances actuelles dans le monde du « showbiz » local.

« Ô Pays mon Beau Peuple » !

C’est le retour de l’enfant… au pays natal.

On arrive dans la famille, celle-ci exulte, se souvient du dernier voyage et des dernières anecdotes piquantes. On constate que tuas maigri depuis le dernier voyage. On regrette que tu n’aies pas l’occasion de manger des plats du pays. On maudit la distance, mais on béni les retrouvailles qui laisseront toujours certains dans la frustration. Les voisins tenus au courant accourent, s’associent à la joie du moment, confirment les anecdotes par des grandes exclamations complices.

On décide d’aller se coucher et de reprendre les salutations pour le lendemain.

Le soleil se lève pas de la même manière qu’en Europe, ici c’est progressif, c’est évolutif. Il ne faut pas déranger les esprits qui ont veillé sur nous pendant la nuit.

On fait sa toilette même si il n’ ya pas d’eau, puisque la coupure de la veille n’avait pas permis de faire le plein des futs et autres ustensiles domestiques.

On s’apprête pour aller au bureau ou à l’atelier, on donne les derniers recommandations à la « bonne », une dernière remarque aux enfants pas très enthousiastes pour aller à l’école puisque les « compositions » sont finies. On laisse des consignes à ceux qui ne vont pas travailler. On béni le Ciel avant de soritr de la maison. On salue le voisin qui nous le rend pieusement…

 

Bienvenue à Dakar !

commentaires

Diarra 29/06/2008 19:20

Oh pourquoi à tant de beauté se mèle la tristesse de la perte à jamais d'un être cher et celle d'un être qui est partie en promettant qu'il t'emmènerai dans ses bagages. Pourquoi faut-il qu'il y ai toujours un grain de sable dans l'engrenage qui t'empèche de réaliser ton rêve.  Ramène moi je t'en prie un peu de ce ciel d'Afrique que je n'oublierai jamais ainsi que la chaleur de ta téranga.

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