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Brouille "préférentielle"

par Akodien 4 Mars 2008, 09:32 Nouvelles du jour

Poign-e-de-main-Sarko-Bongo.jpgRien ne va plus sous le ciel de la "Françafrique". L'aîné des corrompus hausse le ton vis à vis de la France. En effet, le gouvernement gabonais a décidé lundi d'appliquer la réciprocité contre la France ayant expulsé deux Gabonais en 10 jours, a annoncé le porte-parole du ministère gabonais des Affaires étrangères, Jean Claude Franck Mendome.
"Rappelant les principes d'égalité et de respect mutuel entre Etats, le gouvernement gabonais entend désormais appliquer la réciprocité", a annoncé le gouvernement dans une déclaration officielle.
Le gouvernement gabonais a estimé inadmissible les conditions d' expulsion de ses compatriotes qui étudiaient en France. Il s'agit de Raïssa Mengué Ondo et Léguy Mbira.

Raïssa Mengue Ondo, 29 ans a été expulsée de France le 19 février dernier alors qu'elle prépare une licence en droit. Arrivée en France en 2002, l'étudiante s'est vue refuser le renouvellement de son visa d'étudiant par les autorités préfectorales de la Haute-Garonne au motif qu'elle "n'est pas menacée dans son pays" et "manquerait de sérieux dans ses études".

Son compatriote, Léguy Mbira, 32 ans a subi le même sort. Il a été mis de force dans un avion à destination de Libreville. Arrivé en France en septembre 1998, le jeune étudiant comptait préparer un doctorat. Le coût de cette formation était de 5 000 euros, le jeune gabonais ayant déjà obtenu une maîtrise en France avait conclu un contrat de travail à durée indéterminée pour espérer financer ses études de doctorat. La préfecture de Reims où il résidait a refusé de proroger son séjour en France d'où son rapatriement forcé.

Ces expulsions provoquent l'émoi au sein de la population gabonaise. Le directeur général des affaires consulaires au ministère gabonais des Affaires étrangères a révélé lundi que la France avait expulsé ou refoulé à l'entrée de son territoire 53 gabonais en 2007.

Libreville déplore aussi "la survivance de tracasseries et de nombreux refus de visas, parfois abusifs, au Consulat Général de France à Libreville".
Cette brouille intervient alors que les deux pays ont conclu en juillet dernier un accord "préférentiel" de gestion concertée du flux migratoire entre les deux Etats. L'accord qui doit être ratifié par les parlements deux pays n'est cependant pas encore applicable.

Environ 8.000 Français vivent au Gabon contre 7.000 Gabonais en France, rappelle-t-on.

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