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Ces rebelles qui menacent le pouvoir au Tchad

par Akodien 6 Décembre 2007, 18:19 Nouvelles du jour

Idriss-Deby.jpgAprès l'interview de l'opposant fédéraliste Ngarlejy Yorongar sur les ondes de la Radio Pluriel dans le cadre de l'émission Akody, nous, nous interressons cette fois à cette longues liste de mouvements politico-militaires qui font trembler le pouvoir de Idriss DEBY . Plusieurs mouvements rebelles dont les plus actifs sont les quatre rebellions armées opérant à l’Est et au Sud du pays, tentent depuis quelques années de renverser le régime du président tchadien Idriss Déby Itno.
 

Le plus important d’entre eux est certainement l’Union des Forces pour le Démocratie et le Développement (UFDD) du Général Mahamat Nouri.

 

La soixante largement entamée, le Général Nouri fut ministre de la Défense du Président Déby il y a quatre ans avant d’être nommé ambassadeur du Tchad en Arabie Saoudite.

 

C’est du royaume saoudien qu’il a démissionné avec fracas de son poste et pour regagner le maquis, à l’Est du Tchad. Le général Nouri accuse le Président tchadien d’avoir conduit le pays au fond du gouffre.

 

Selon plusieurs sources, l’UFDD du général Nouri compte dans ses rangs entre 3 000 et 6 000 combattants.

 

Le Rassemblement des Forces du Changement (RFC) peut être considéré comme le deuxième mouvement rebelle d’envergure hostile au régime de N’Djaména. La particularité de ce mouvement est qu’il est constitué d’anciens éléments de la Garde Présidentielle qui avaient tenté de renverser le Président Déby, le 16 mai 2005.
Le RFC est dirigé par Timane Erdimi, neveu du Président Idriss Déby Itno, mais surtout ancienne éminence grise du régime. Il a même été surnommé le Raspoutine du Palais Présidentiel.

Ancien Secrétaire Général de la Présidence, Timane Erdimi, 55 ans, craint et respecté pour son intelligence et sa finesse d’esprit, a, pendant presque 15 ans, fait et défait les hommes de la jungle politique tchadienne.

Pour faire échec à la volonté de son oncle de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir, il a réussi à retourner, au sein même de la Garde Présidentielle, une bonne partie des soldats contre le projet de modification.

La Garde Présidentielle
a tenté d’abattre le chef de l’Etat tchadien en mai 2005 alors qu’il rentrait d’un voyage à l’étranger, mais la tentative a avorté in extremis grâce à l’intervention de la base française au Tchad.

De nombreux observateurs beaucoup ont vu derrière cette tentative avortée la main des jumeaux Erdimi, Tom et Timane.

 

Placé sous surveillance, Timame Erdimi profita d’un voyage dans les pays de Golfe pour rejoindre ses partisans qui ont pu entre-temps se réfugier à l’Est du Tchad.

 

De là, il a réussi à fédérer la plupart des proches parents du Président, responsables du coup d’Etat, et crée le RFC qui revendiquent 500 à 1000 hommes. Mais ces chiffres peuvent être revues à la hausse puisque les rebelles auraient enregistré des ralliements au cours des derniers évènements.

 

La Convention nationale tchadienne (CNT) est le troisième mouvement rebelle actif à l’Est du Tchad. Dirigé par le Colonel Hassane Saleh Al Gadam Al Jinedi, formé à l’académie militaire de Tripoli, en Libye, ce mouvement traverse depuis trois jours une crise interne avec la destitution du Colonel Al Jinedi et son adjoint Cheikh Al Fal par l’aile dure du mouvement dirigée par le colonel Hamid Abdelkader.
Il est reproché au colonel Al Jinedi de faire preuve de faiblesse devant le Président Idriss Déby Itno. La CNT est désormais dirigée par un directoire avec sa tête le colonel Hamid Abdelkader, partisan de la manière forte. La CNT disposerait aussi d’un effectif d’un millier d’hommes.

 

Le quatrième mouvement a fait parler de lui mercredi dernier en investissant la ville d’Addé, au sud-est du Tchad. Il s’agit de l’UFDD Fondamentale, une dissidence de l’UFDD du Général Nouri. L’UFDD Fondamentale est dirigée par Abdelwahid Aboud Mackaye et disposerait aussi d’un effectif d’au moins 500 hommes.
L’UFDD, l’UFDD Fondamentale, le RFC et la CNT sont les quatre mouvements qui ont signé l’accord de paix du 25 octobre dernier en Libye. Seule la CNT respecte encore la trêve avec le gouvernement mais cela ne devait pas durer longtemps si le Colonel Hamid Abdelkader réussit à s’imposer à la tête du mouvement.

 

Le Front uni pour le Changement (FUC) du général Mahamat Nour est une autre rébellion hostile au régime de N’Djaména qui a lancé, en avril dernier, un raid spectaculaire de sa base à la capitale tchadienne, soit un millier de km, rallié en moins d’une semaine.
Arrivé aux portes de la capitale le 13 avril 2006, le FUC a été repoussé sera in extremis grâce à l’appui de l’aviation militaire française. Toutefois, c’est à l’instigation du leader libyen, le colonel Moammar Kadhafi, que le général Nour a signé un accord avec le Général Idriss Déby Itno, en décembre 2006, et nommé ministre de la Défense nationale.

Il a été destitué il y a cinq jours. Ses hommes ont repris le maquis et lui-même s’est réfugié à l’ambassade de Libye au Tchad.

A côté de ces cinq mouvements considérés comme les plus importants de la faune rebelle tchadienne, se retrouve une multitude d’autres mouvements dont l’Union des Forces pour le Changement (UFC) du Colonel Adoum Yacoub Kougou.

 

Dans un communiqué rendu public mercredi, l’UFC, qui est un regroupement de trois petits mouvements rebelles, dont le Mouvement pour l’Unité et la République (MUR), le Front populaire pour la Renaissance nationale (FPRN) et le Front Démocratique populaire (FDP), a menacé de lancer les hostilités contre le régime de N’Djaména.

 

L’UFC s’est plusieurs fois signalé dans la localité de Tissi, sur la frontière tchado-soudano-centrafricaine.
Au sud, dans les monts Niellim, le colonel Djibrine Dassert, ancien compagnon de route d’Idriss Déby Itno, opère dans le maquis avec son Mouvement populaire pour la Renaissance et le Développement (MPRD).
Le Colonel Dassert a surpris en lançant, avec une poignée d’hommes, une offensive spectaculaire, en novembre 2005, contre le camp de la Garde nomade de N’Djamena, située à quelques encablures du Palais présidentiel.

 

Après s’être ravitaillé en armes grâce à ce raid, le colonel sudiste s’est retiré dans la région des Monts Niellim où l’armée n’a pas encore réussi à le déloger. Aux dernières nouvelles, il aurait réussi à coulisser plus à l’Est sur la frontière soudanaise. Le Telssi-Renaissance nationale du colonel Michel Mbaïlemel est un autre mouvement sudiste qui opère sur la frontière tchado-centrafricaine, au sud du Tchad. Le colonel Mbaïlemel a fait partie de presque toutes les rebellions du sud Tchad depuis les années 80.

 

A côté de cette multitude des mouvements rebelles, gravitent une bonne dizaine de mouvements qui, pour la plupart, mènent une guérilla «électronique»sur Internet contre Idriss Déby Itno.

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