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Un leader pas comme les autres!

par Akodien 17 Juillet 2007, 13:37 Nouvelles du jour

marche-yayi-boni.jpgLe chef de l’Etat béninois, le Dr Boni Yayi a pris la tête de la marche verte contre la corruption qui s’est déroulée à travers la ville de Cotonou. Faisant un aller-retour du palais de la Marina, le président Boni Yayi qui était entouré à l’occasion de ses ministres, des membres de son cabinet, des acteurs de la société civile et d’une foule des grands jours qui scandait ``corruption zéro’’ a battu le plancher sur plus de 8 km. Contrairement à bon nombre d’observateurs et à certaines figures de proue de la lutte contre la corruption qui ont préféré effectuer le trajet à bord de leur véhicule, le Dr Boni Yayi a eu l’énergie nécessaire pour aller au bout de la marche. Il n’a d’ailleurs pas caché à l’issue de la marche où il a reçu tous les manifestants au palais de la Marina, son engagement à combattre jusque dans leurs derniers retranchements, corrupteurs et corrompus et à éradiquer le mal. C’est après l’hymne national repris en chœur par tous les manifestants qu’il a délivré son message dans lequel il a invité le peuple à l’accompagner dans la lutte contre la corruption.

Déclaration du Dr Boni Yayi après la marche verte contre la corruption
Mes chers compatriotes. Merci à tous ceux qui n’ont pas pu me suivre dans cette maison commune à tous. La maison du peuple, le palais de la République. Vous avez compris le sens de cette marche. C’est une occasion pour moi de m’adresser à vous du fond du cœur. De cet amour que chacun doit avoir pour notre patrie, notre nation, notre République, notre pays, le Bénin. Alors, la marche verte symbolise ce combat que vous menez, ce cri de cœur qui vient de très loin, de nos villes et campagnes, je l’entends tous les jours. Je crois que nous sommes maintenant à la croisée des chemins ; pour moi, le bateau Bénin ne chavirera jamais sur le point écrasant de la mal gouvernance et de la corruption. Je vous parle du fond du cœur ; je veux être sincère vis-à-vis de vous. Maltraitez-moi, je veux être votre serviteur, votre esclave et avec vous puisque vous êtes d’accord, nous allons continuer la marche pour sauver ce bateau Bénin qui battra pavillon dans cette région florissante et notre pays sera bientôt le port de Lagos d’où seront distribués tous les services, les marchandises, les capitaux. Le Bénin sera bientôt rallié aux pays de la sous région par son réseau de chemin de fer, de route, par ses ports, aéroports, compagnies aériennes. Alors chers compatriotes, notre pays dira non à la catastrophe, cette crise que nous vivons aujourd’hui. Notre école est à terre, nos hôpitaux sont vides, nos routes sont endommagées, l’environnement, l’assainissement de nos campagnes posent problème et ignorent cette solidarité avec le Bénin de demain. Cette génération qui se prépare à se substituer à nous, nous sommes en train de l’oublier, mes chers compatriotes. Avec les ressources de notre pays, elles sont abondantes, seul dans un combat impitoyable contre la corruption, nous pouvons y parvenir. Nous allons construire ce pays, construire nos écoles, nos routes, avec la grâce de Dieu, l’accès gratuit aux soins de santé sera possible. Nous allons rebâtir comme Jérusalem l’a été, Cotonou, faire de Cotonou une nouvelle ville qui sera à l’image de notre cœur. C’est de ce cœur que je vous parle, mes chers compatriotes. Merci à vous pour cette marche que vous acceptez de faire avec moi et qui symbolise également notre détermination. C’est la conclusion que je tire avec mes ministres, c’est que tous vous avez accepté de prendre le chemin de l’intégrité ; vous avez décidé de consolider cette culture démocratique, voulue par notre peuple. C’est-à-dire celle qui ne rime pas avec la pauvreté, la paresse, la corruption, le désordre, l’anarchie, celle qui rime avec les principes fondamentaux de l’obligation de résultat et de rendre compte. A vous tous, je dis merci et je demande à Dieu de vous combler de ses bénédictions.

 

Portrait
Yayi Boni est né en 1952 à Tchaourou dans le nord du pays dans une famille musulmane mais il s'est converti au protestantisme. Il appartient à trois ethnies influentes du Bénin, Nago (de la famille Yorouba) par son père, Peul et Bariba du côté de sa mère.

Il est docteur en économie, diplômé de l’université de Paris IX Dauphine. Il fut conseiller technique aux affaires monétaires et bancaires, sous la présidence de Soglo, de 1991 à 1996, avant d’être nommé président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) en décembre 1994 jusqu'en février 2006 suite à sa démission pour se présenter aux élections présidentielles.
 

Marié et père de cinq enfants, il arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 35,60%. Le 19 mars, lors du second tour il remporte l'élection avec 74,51% face à Adrien Houngbédji. En l'absence de parti, il a su rallier à sa cause des personnalités respectées dans le pays telles qu'Albert Tevoedjré, ancien secrétaire général adjoint de l'ONU ou l'ex-chef d'État Émile Zinsou.

Son score élevé au second tour peut s'expliquer par le rejet populaire du système Kérékou, dont Adrien Hongbedji avait été le ministre, et l'affairisme qu'il avait développé. En plus d'une bonne gouvernance, Boni déclare vouloir agir sur le développement du secteur privé (« faire du Bénin le Hong-Kong de l'Afrique »), sur la scolarisation des filles, ou encore sur la réhabilitation de l'agriculture.

 



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